Réseau urbain (Bibliothèque)
Les
réseaux urbains sont utilisés dans le projet dans les objets génération
1 Principe
Un réseau de chaleur, suivant le § 10.24 de la méthode Th-BCE, reprend la définition des réseaux de chaleur de la norme EN15316.
Il est défini principalement par :
- Son type : réseau de chaleur ou de froid (pour les réseau de chaleur, la nature de ce réseau sera également à renseigner).
- La source d'énergie utilisée (Ces choix sont conventionnels. Il n'existe pas de possibilité de saisir un mix énergétique, dans ce cas, nous vous proposons de sélectionner l’énergie majoritairement utilisée). Cette information permet le calcul dans le cadre du label E+C-.
- La puissance de l'échangeur de chaleur.
Pour les réseaux de chaleur, des pertes de sous-station sont prises en compte (§10.24.3.1.2 de la méthode) à partir de la définition du type de réseau et de son isolation. Pour les réseau de froid, les pertes sont supposées nulles.
Les tableaux suivants présentent les coefficients Θprs, Dss (tableau du haut) et Bss (tableau du bas) de calcul des pertes en fonction des deux paramètres de réseau.
Les classes d'isolation des réseaux sont issues de la norme EN12828 de manière identique aux réseaux de distribution d'eau chaude.
En calcul réglementaire, les paramètres environnementaux sont également demandés :
- Le ratio de prise en compte de la part d'énergies renouvelables du réseau.
- En RT2012, cette information n'est utile que dans le cas de l'usage d'habitat individuel (zone d'usage 1) et doit permettre de valider l'article 16 de l’arrêté du 26 octobre 2010 : "Toute maison individuelle ou accolée recourt à une source d’énergie renouvelable. Le maître d’ouvrage doit opter pour l’une des solutions en énergie renouvelable suivantes : être raccordé à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par une énergie renouvelable ou de récupération."
- En ACV C-, ce ratio permet de réduire le niveau énergie obtenu.
- Le Contenu CO2 du réseau présentés dans la bibliothèque standard du logiciel est issus de l'arrêté du 26 septembre 2006. Cette valeur correspond aux émissions directes et permet d'effectuer :
- En RT2012, la modulation du coefficient Cep max selon les émissions de gaz à effet de serre des réseaux urbains suivant l’arrêté du 26 octobre 2010.
- En ACV C-, la prise en compte de la quantité de CO2 pour calculer l'impacte de carbone obtenu au niveau du contributeur énergie.
- Le CO2 contenu dans le réseau (ACV inclu) présentés dans la bibliothèque standard du logiciel est issus de l'arrêté du 26 septembre 2006. Cette valeur correspond aux émissions directes et indirectes et permet la prise en compte pour les calculs en RE2020 énergie et ACV.
La case "Sous-station existante" n'a pas d'incidence sur le calcul. La mention apparaîtra seulement dans l'xml de sortie.
2 Algorithmes
Dans la limite de la puissance de l'échangeur, les pertes thermiques de la sous-station de réseau urbain sont fonction de :
- son taux de charge (la puissance appelée)
- des caractéristiques d'isolation et de température de réseau.
Les sous-stations chauffage et ECS disposent d'une priorité ECS. A chaque pas de temps, la sous-station fournie les besoins ECS puis, avec la réserve de puissance, assure les besoins de chauffage.
Le pourcentage d'EnR du réseau et son contenu CO2 ne sont pas analysés en STD.



