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Zone (Arbre RT2012 )












Zone dans l'arbre RT 2012
Alcyonezonezonert - lazone00bis.png

La zone est définie dans le Modeleur par son nom, son usage et son caractère traversant.

Des caractéristiques géométriques complémentaires, déterminées automatiquement à partir de votre saisie Modeleur, seront implémentées dans l'Editeur.

1 L'usage

Issu du § 2.2.1 de la méthode Th-BCE


L'usage permet de déterminer les scénarios conventionnels horaires d'utilisation de la zone :

  • Scénarios d'occupation
  • Scénarios de chauffage
  • Scénarios de refroidissement
  • Scénarios de ventilation
  • Scénarios d'éclairage

Ces données sont décrites sous forme de scénarios temporels horaires. Elles représentent les usages et comportements moyens des occupants d’un bâtiment. L'unité de base est la semaine, avec des modifications liées aux périodes de vacances. Cette méthode de calcul prévoit, par exemple pour les maisons individuelles ou accolées et les logements collectifs, une absence des occupants pendant deux semaines au mois d’août et une semaine au mois de décembre.

Afin de se rapprocher des données « moyennes », la méthode de calcul prend en compte la destination des locaux du bâtiment de manière générale (habitat, école, bureau…) et de manière plus précise au niveau des différents locaux (salle de réunion, circulations…). Cela signifie que des scénarios conventionnels sont définis au niveau de la zone (ex : le chauffage) et d’autres au niveau du local (ex : l'occupation).

Par exemple, une zone de bureau est répartie en 4 types de locaux :

  • 60% de bureaux,
  • 10% de salles de réunion,
  • 26% de espaces de circulation et d'accueil,
  • 4% de sanitaires.

Cette répartition conventionnelle pourra être ajustée par la suite en fonction de chaque projet dans Pleiades. Sur ce sujet, voir ce qui est indiqué ici au §Les apports internes par défaut.

Pour les zones d'habitat collectif ou individuel, l'utilisateur doit également renseigner le nombre de logements. Il implique une modification des scénarios liés à l'occupation des zones (§ 6.1.3.7.1 de la méthode). Suivant l'annexe VIII de l'arrêté du 26 Octobre 2010, une modulation des cibles Bbio max et Cep max est également effectuée en fonction de la surface moyenne des logements en habitat individuel.


2 Le caractère traversant d'une zone

Issu du § 7.8.3.1.3 de la méthode Th-BCE


Le caractère traversant d'une zone au sens des circulations d’air horizontales entre locaux est conventionnel (voir Tableau 23’).

Alcyonezonezonert - trav.png

La seule exception est le cas de la zone à usage d’habitation – logement collectif. Pour ce dernier, il est pris égal à 1 (traversant), si au moins la moitié de la surface habitable totale de la zone correspond à des logements :

  • traversant au sens du confort d’été (idem groupe): si pour chaque orientation (verticale nord, verticale est, verticale sud, verticale ouest, horizontale), la surface des baies est inférieure à 75 % de la surface totale des baies du logement.
  • dont les portes intérieures d’une façade à une autre comportent un détalonnage.

Le caractère traversant est pris égal à 0 (non-traversant) dans le cas contraire.

L'exposition au vent (méthode §7.8.3.1.3)

Depuis la version 1.1.6 du moteur, ce paramètre est conventionnellement imposé comme "normal" et n'est plus accessible par l'utilisateur.

La notion d'exposition au vent d'une zone permet de déterminer les débits d’air spécifiques liés à la transparence de l’enveloppe, correspondant aux débits passant par les entrées d’air et par les défauts d’étanchéité de l’enveloppe.

Elle permet de déterminer la différence de pression à laquelle est soumise un composant situé sur une façade de la zone (perméabilité ou entrée d’air) et donc le débit d'air.


3 Le mode de production de chauffage

Cette saisie est uniquement indicative, elle n'est pas envoyée au moteur de calcul. Elle permet uniquement de préciser le mode de chauffage au niveau de la fiche récapitulative standardisée de l'étude thermique.

4 Les caractéristiques de géométrie

Celle-ci sont, soit calculées automatiquement par le Modeleur durant la procédure d'export vers Pleiades Editeur, soit forcées par l'utilisateur en cliquant sur l'option "Manuel".

Alcyonezonezonert - lazone01.png

3 caractéristiques géométriques sont définies depuis l'export Modeleur. Les valeurs proposées sont modifiables par l'utilisateur.

4.1 Différence de hauteur entre la zone et le sol et la hauteur entre le point le plus bas et le point le plus haut de la zone (méthode §7.8.3.1.3)

Ces 2 hauteurs, appelées respectivement hauteur de zone et hauteur de plafond dans la méthode, permettent de déterminer les débits d’air spécifiques liés à la transparence de l’enveloppe , correspondant aux débits passant par les entrées d’air et par les défauts d’étanchéité de l’enveloppe.

Elles permettent de déterminer la hauteur moyenne de la zone utilisée dans le tableau 23 pour le calcul de la différence de pression à laquelle est soumise un composant situé sur une façade de la zone(perméabilité ou entrée d’air) pour les zones traversantes.

Elles sont calculées depuis l'export Modeleur à partir des épaisseurs de plancher et des hauteurs sous plafond saisies.

4.2 La SRT (champ uniquement disponible pour les usages d'habitation 1 et 2)

La SRT correspond à l'ancienne SHON-RT


Les exigences sur le Cep et le Bbio sont définies par rapport à cette surface SRT.

Le principe du calcul de la SRT pour les bâtiments à usage d’habitation est inchangé par rapport à celui de la SHON RT. La SRT est ainsi obtenue à partir de la surface construite totale « hors tout » des parois horizontales (planchers et emprise des parois associées) de laquelle on déduit :

  1. les surfaces non closes ou à l’air libre (b) : toitures-terrasses, balcons, loggias, coursives à l’air libre, circulations horizontales non closes, porches, sous sols ouverts, cages d’escalier non closes,... ;
  2. les surfaces non aménageables (a) ou non construites :
    • sous rampant hors surface habitable ;
    • les parties encombrées par des charpentes ou avec un plancher qui ne peut supporter des charges liées à des usages d’habitation (combles perdus) ;
    • les locaux techniques affectés au fonctionnement général du bâtiment et à occupation passagère et non munis d’un émetteur de chauffage/refroidissement ou munis d’un émetteur de chauffage/refroidissement uniquement dédié au process : chaufferie, local VMC, local poubelle, local entretien ;
    • les surfaces non construites de parois horizontale s : volées de marches, trémies ascenseurs, conduits visitables, conduits de ventilation haute des parkings, conduits de désenfumage ...
  3. les surfaces non aménagées pour l’habitation :
    • les parties construites mais non aménagées à la date d’achèvement des travaux ;
    • les vérandas, loggias fermées ou atriums sans émet teur de chauffage (b) ;
    • les parties dédiées à des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial (a) ;
    • les locaux privatifs annexes à un logement non comptés dans la surface habitable : caves(a), celliers, remises, séchoirs, locaux de service ;
    • les surfaces aménagées en vue du stationnement des véhicules (c) : garages, parking, local vélo, local poussette, local de ski, ...

Les surfaces prises en compte dans la SRT habitation sont ainsi constituées :

  • des locaux ou partie de locaux inclus dans la surface habitable s’ils sont effectivement aménagés
  • les locaux rattachés à l’usage d’habitation (logegardien, LCR – locaux collectifs résidentiels) par application de l’article 57 de l’arrêté du 26 octobre 2010 créé par l’arrêté du 11 décembre 2014.
  • des circulations horizontales closes de tous les niveaux desservant au moins un logement ;
  • des paliers des cages d’escalier closes dès lors que ces cages d’escalier desservent directement des logements ou indirectement des circulations horizontales closes ;
  • des sas et hall d’entrée ;
  • des parties du niveau inférieur servant d’emprise à un escalier desservant au moins un logement ;
  • des parties du niveau inférieur auquel s’arrête la trémie d’un ascenseur si l’ascenseur dessert au moins un logement ;
  • ainsi que des surfaces d’emprise des murs et cloisons de tous ces locaux ;
  • les gaines techniques logements, et les gaines palières.

Cette définition n’est pas en lien avec la définition d’un volume intérieur chauffé au sens des règles Th-Bat (Fascicule 1).

  • Si vous avez défini vos espaces communs (situés dans le volume intérieur) comme des espaces tampons, ils ne seront pas comptabilisés dans le calcul automatique de la SRT par le Modeleur. Il vous faudra donc les rajouter manuellement car, il ne sont pas déduits de la SRT suivant la définition ci-dessus.
  • Dans le cas d'une paroi mitoyenne avec une espace tampon, une erreur est faite par le logiciel au niveau du calcul automatique de la SRT. En effet, la surface correspondant à la moité de l'épaisseur de cette paroi mitoyenne n'est pas pris en compte. Il faut donc modifier manuellement la surface de SRT proposée par le Modeleur.


4.3 La SRT (cas particulier des autres usages)

La SRT, d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment à usage autre que d’habitation, est égale à la surface utile de ce bâtiment ou de cette partie de bâtiment, multipliée par un coefficient dépendant de l’usage (Annexe III de l'arrêté du 28 décembre 2012).

4.4 Bâtiment à plusieurs usages

La SRT est calculée pour l’ensemble du bâtiment. Les parties communes avec un usage autre que d’habitation (ex : hall) ne sont comptées qu’une fois dans la zone à laquelle elles sont rattachées :

  • SRT de la zone habitation
  • Ou Surface Utile de la zone hors habitation